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Marre de la Pluie

Topic spécial sur le Japon : société, vie, culture, ...

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Membre inconnu - créé le 23/04/2008 à 07h19
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Suite à la suggestion d'Izanagi, je me propose de créer un topic afin d'échanger sur les différents aspects de la société japonaise. (De plus, c'est intéressant pour moi, j'ai un rapport à faire sur tout ça pour mon école en France ...).

Je vous propose donc les quelques sujet suivants pour commencer : le système éducatif japonais, la révolution sexuelle, la nourriture, la place de la langue francaise au Japon, la technologie, la JPOP, la place de la femme, ...

(Aux modérateurs du forum : je "réserve" quelques posts après celui là pour pouvoir remplir et faire un fil propre et facile à lire. Merci de ne pas les supprimer )

Membre inconnu - posté le 23/04/2008 à 07h19
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Pour un premier échange, je vous propose d'aborder un sujet que je trouve fort intéressant : "LE SYSTEME EDUCATIF JAPONAIS"

LES FAITS

Le système éducatif japonais contemporain s'inspire du modèle anglo-saxon.

L'âge de l'élève, déterminant l'année de début de scolarisation, est déterminé par rapport à la date du 1er avril. Les élèves suivent successivement trois cours: l'école primaire ou shōgakkō (小学校) qui dure 6 ans (élèves de 6 à 11 ans), le collège ou chūgakkō (中学校) qui dure 3 ans (12-15 ans) et le lycée ou kōtōgakkō (高等学校) qui dure également 3 ans (16-18 ans). Presque toutes les écoles publiques sont mixtes. Le port de l'uniforme est encore obligatoire dans une bonne partie des lycées et dans certaines écoles, mais cette pratique tend à diminuer, surtout dans les établissements publics.

Le système universitaire étant très élitiste, les écoliers travaillent dur depuis l'école maternelle jusqu'à l'entrée en université. Beaucoup d'écoles maternelles recrutent même sur concours, les questions étant bien sûr adaptées à l'âge des enfants.

Le lycée se termine par les concours d'entrée en université. Une année est découpée en 3 parties, en accord avec les saisons. De durées variables à travers le Japon, la décomposition classique est à peu près : du 1er avril à mi-juillet, de début septembre à fin décembre et de début janvier à début mars.

La grande majorité des étudiants choisissent l'université. Pour presque tous les étudiants, il est nécessaire de passer un an, voire deux, en classe préparatoire privée avant de réussir le concours d'entrée en université. Cependant, ce n'est pas obligatoire, et certains étudiants parviennent à entrer en université dès la sortie du lycée.

Il est souvent dit des universités japonaises qu'il est difficile d'y entrer, mais facile d'en sortir diplômé. Après avoir réussi le concours, le rythme est nettement moins soutenu qu'au lycée ou qu'en classe préparatoire.

Il existe trois niveaux à l'université :

* la licence (anglais: bachelor, japonais: gakubu [学部]) (4 ans) ;

* le master (anciennement maîtrise) (anglais: master, japonais: shūshi [修士]) (2 ans) ;

* le doctorat (anglais: doctor's degree/PhD, japonais: hakase/hakushi [博士])(3 ans).

Comme exprimé précédemment, le système japonais est plutôt élitiste. Il faut toujours tenter d'aller dans la meilleure école, pour avoir le maximum de chances d'entrer dans le meilleur collège, puis lycée, puis université et entrer dans la meilleure société. Cela a deux conséquences principales.

La première est la prolifération des cours du soir, qui ont la double fonction de tenter d'augmenter le niveau scolaire et de rassurer les parents sur le fait qu'ils font ce qu'il faut pour leurs enfants. Ces classes sont très répandues dans les grandes villes.

La seconde est d'ordre financière. Les parents doivent en effet choisir une école pour leurs enfants. Ils vont généralement viser 2 ou 3 écoles, une qu'ils souhaiteraient obtenir mais pour laquelle l'enfant n'est pas sûr d'obtenir le concours, une de niveau plus faible et finalement, optionnellement, une faible. Mais nombre d'écoles moyennes voyant tous leurs meilleurs éléments potentiels partir avant la rentrée car ayant réussit à intégrer une école plus prestigieuse ont adopté un principe simple : elles choisissent des dates de confirmation d'inscription situées avant la publication des résultats des écoles prestigieuses. Ainsi, les parents sont obligés d'inscrire leurs enfants dans cette école, même s'ils espèrent ne pas avoir à les y envoyer. Si l'enfant réussit à intégrer mieux, il pourra se désinscrire de cette école, mais tout ou partie des frais engagés (assez élevés) resteront acquis par cette école, qui bénéficie donc de moyens substantiels comparativement à ses effectifs. Cela représente un sacrifice financier important pour les familles qui, tous les 3-4 ans, doivent donc payer deux années scolaires pour assurer le meilleur avenir possible à leur enfant.

(Source : Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_au_Japon)

Membre inconnu - posté le 23/04/2008 à 07h19
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CE QUE J'AI PU CONSTATE

Premier point : la mixité des écoles

Bien que les écoles soient mixtes, les jeunes (jusqu'à 16-17 ans je dirais) restent souvent en groupe de même sexe. Je n'ai encore pas vu dans le métro, dans la rue ou lors des voyages scolaires qu'ils font, des groupes mixtes de jeunes. Les garçons restent entre garçons et les filles restent entre filles. Je ne sais pas expliquer ce fonctionnement. Mais cela à une conséquence terrible. Les japonais sont TRES timides. Si bien qu'à la puberté, les garçons n'osent pas aborder les filles et inversement. Ca s'arrange en grandissant, rassurez-vous !

Deuxième point : l'enseignement des langues vivantes

J'ai été très choqué à mon arrivée par le fait que peu de japonais parlent anglais ! Cela vient principalement du fait que les japonais apprennent à lire et à écrire l'anglais. Mais ils n'apprennent pas à le parler !!! Et étant donné leur timidité maladive, ils préfèrent dire qu'ils ne parlent pas du tout anglais plutôt que de se risquer à parler anglais et à faire des erreurs. Ils ont peur de paraitre ridicules à essayer de parler.

Rassurez-vous une fois encore, de plus en plus de japonais se mettent à l'anglais (et au français !!!), les japonaises semblant plus intéressées pour apprendre les langues vivantes.

Depuis plusieurs années, le gouvernement tente d'améliorer l'apprentissage des langues en mettant un premier contact avec l'anglais dès l'école primaire je crois. Ils souhaitent aussi développer l'apprentissage de l'anglais parlé.

Troisième point : l'élitisme

Rien de bien différent avec la France, si ce n'est que l'élitisme est vraiment poussé à son maximum, avec les concours pour l'entrée en maternelle. J'ai eu l'occasion de voir des photos de classes de maternelle d'une amie ... Costume et mise en compétition ... Je ne savais pas trop si je devais trouver ça terrifiant ou amusant.

Membre inconnu - posté le 23/04/2008 à 07h19
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Membre inconnu - posté le 23/04/2008 à 07h19
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Membre inconnu - posté le 23/04/2008 à 07h19
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Membre inconnu - posté le 23/04/2008 à 07h20
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Tsuki20 - 29 ans - France métropolitaine - posté le 25/04/2008 à 18h19
Tsuki20
Hors ligne

Ohoh un topic sur le Japon, tu viens de faire une heureuse Amalrik ^_^

Comme tu le dis, j'avais moi aussi remarqué que souvent les japonais ne se mélanges pas entre eux. C'est une drôle conception de la mixité. Les japonaises restent entre filles et les japonais entre garçons.

Je me permets de rajouter un article qui je pense concerne le système éducatif mais qui est aussi un phénomène de socièté : l'Ijimé

Un terme assez peu connu mais pourtant un véritable problème, voir un problème de société au Japon.

Ijime est un mot japonais désignant les brimades que subissent ceux qui sont exclus d'un groupe parce que différents et sont pris pour cible. Ce phénomène est non seulement très présent dans le milieu scolaire, mais également dans le milieu professionnel et la vie quotidienne. L'élève est complètement seul contre tous car les autres élèves n'osent pas aider la victime de peur de se retrouver eux-mêmes rejeté. Voir plus, les élèves se sentent obligé de brimer l'ijimé pour que l'on ne croit pas qu'ils ont de la sympathie ou de la pitié envers lui.

C'est le symptôme d'une société où l'individu ne peut exister qu'à travers l'appartenance à un groupe : famille, quartier, école, entreprise… D'où le besoin de gommer ses différences : on peut d'ailleurs résumer cette situation avec le proverbe japonais très célèbre: « le clou qui dépasse appelle le coup de marteau ».

Les brimades infligées peuvent prendre diverses formes : racket, harcèlement, sévices physiques, calomnies…

C'est une cause très importante du suicide chez les jeunes et du « hikikomori » (enfermement, personnes qui refusent de quitter leur chambre), parce que l'institution scolaire ferme souvent les yeux en cas d'ijime, et les victimes ont souvent trop honte pour chercher de l'aide. De plus les parents des élèves victimes n'osent pas faire face et ne savent pas comment réagir.

Il n'y a d'ailleurs quasiment pas de structures en place pour traiter ce problème et aider les victimes, le recours aux travailleurs sociaux et psychologues étant très mal vu dans une culture où il est important de garder la face.

Misato dans « Ki-itchi » est un exemple de victime d'ijime et l'écrivain Yū Miri en a souffert durant sa scolarité. Il en est de même pour Suenobu Keiko, célèbre auteur de manga, qui a entre autres écrit et dessiné Life, Happy Tomorrow et surtout l'autobiographique Vitamin paru aux éditions Panini en France. Ces trois manga traitent eux-même de l'ijime. Ou encore mais cette fois en roman « Iijimé » de Huguette Perol.

Source : Wikipedia

De plus en plus souvent le thème de l'ijimé est utilisé dans les mangas, soit parce que les auteurs l'ont été eux même, soit parce que certaines personnes ont compris que l'ijimé est un vrai problème. J'ai lu l'autobiographie "Vitamin" et j'en suis vraiment resté toute retournée, je connaissais le "phénomène ijimé" mais j'étais loin de m'imaginer ce que cela pouvait être.

J'ai décidé d'être heureuse car c'est bon pour la santé ;)

Membre inconnu - posté le 28/04/2008 à 09h13
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J'ai remarqué ce phénomène récemment. Mais je ne pensais pas que c'était aussi grave.

Pendant mon séjour à Tokyo il y a deux semaines, j'ai vu énormément de groupe d'écoliers (ils étaient en voyage scolaire). Et dans plusieurs groupes de garçons, il y avait une tête de turc ... La plupart du temps, il se faisait secouer par ses camarades. Sur le moment, je n'y ai pas porté une grande importance étant donné le fait que ça arrive aussi en France.

Mais à la lecture de ton post, j'ai repensé à tout ça et je me dis que ce jeune garçon était peut-être dans une sacrée galère ...

Solb - 67 ans - Canada - posté le 29/04/2008 à 19h29
Solb
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Merci a vous deux de nous décrire un peu l a mentalité des japonais c'est peut etre aussi une raison pour laquelle quand on leur écris il ne répondent pas a nos lettres sur le site penpall .A moins que je me trompe .Dis-moi Almarik tu enseignes la bas toi au japonais ?