Penpal Tradition est en cours de refonte totale afin d'améliorer, simplifier et adapter l'ensemble des services qui seront 100% gratuits !
Vous serez tenus au courant de l'évolution des travaux.
Les inscriptions sont dorénavant clauses jusqu'à la mise en ligne de la nouvelle version.
Marre de la Pluie

Les plus beaux poèmes d'amour

Lancer un nouveau sujet    Répondre à ce sujet    Retour à la liste des sujets / des salons   Bookmark and Share
Terence - 42 ans - France métropolitaine - créé le 05/12/2008 à 07h59
Terence
Hors ligne

Bonjour les gens ! / /

Voilà, je me sens légèrement coupable d'avoir lancé un topic sur les citations misogynes rigolotes, alors je me dédouane en lançant ce fil sur les plus beaux poèmes d'amour.

Poèmes rimés selon les lois de la prosodie, poèmes en vers libres, poèmes en prose...

Je veux découvrir les plus belles odes à l'amour !

Et je vais commencer par un poème un prose de la merveilleuse écrivaine Catherine Pozzi - égérie de Rainer Maria Rilke et de Paul Valéry (dont elle fut éperdument amoureuse).

Ce long poème en prose s'appelle "Agnès", en voici le tout début :

"Mon cher, cher amour, mon amour au doux sourire,

Je vous écris, un peu trop tôt. Il y a beaucoup de chances pour que ceci ne soit pas mis à la poste cette année, mon amour.

Peut-être jamais. Je le garderai, jusqu'à ce que vous existiez.

Je m'exprime mal. Vous devez exister, vous avez 25 ou 30 ans, à cet instant même. Seulement, je ne sais pas votre nom.

La chiromancienne ne m'a pas dit votre nom. Elle m'a dit : "Je LE vois ! Il a du génie ; il a l'air très jeune quand il rit." Et puis elle a laissé retomber ma main ; et moi, je suis rentrée, marchant sur des roses.

Il a l'air très jeune quand il rit. Que c'est joli ! Cela valait bien vingt francs. Oh, que je voudrais, que je voudrais te voir !

Comment, vous êtes dans ma main, mon amour, et je ne vous vois pas... Je la regarde et je ne vous vois pas.

Elle a annoncé aussi [...]"

(La suite aux Ed. de la Différence, juillet 1988)

Terence / /

« Les seuls êtres réels sont ceux qui n'ont jamais existé. » (Oscar Wilde)

Lululucas - 33 ans - France métropolitaine - posté le 05/12/2008 à 21h52
Lululucas
Hors ligne

poème de Pierre de RONSARD

MIGNONNE, ALLONS VOIR SI LA ROSE

Mignonne, allons voir si la rose

Qui ce matin avait déclose

Sa robe de pourpre au Soleil,

A point perdu cette vêprée

Les plis de sa robe pourprée,

Et son teint au vôtre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,

Mignonne, elle a dessus la place,

Las ! las ! ses beautés laissées choir!

Ô vraiment marâtre Nature,

Puisqu’une telle fleur ne dure,

Que du matin jusqu’au soir !

Donc, si vous me croyez mignonne,

Tandis que votre âge fleuronne

En sa plus verte nouveauté,

Cueillez, cueillez votre jeunesse :

Comme à cette fleure la vieillesse

Fera ternir votre beauté.

Membre inconnu - posté le 05/12/2008 à 23h31
Désinscrit

Le pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut il qu'il s'en souvienne

La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans la main restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

Passent les soirs et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

APOLLINAIRE

Lululucas - 33 ans - France métropolitaine - posté le 06/12/2008 à 08h41
Lululucas
Hors ligne

Citation : Le pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut il qu'il s'en souvienne

La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans la main restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

Passent les soirs et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

APOLLINAIRE

j'aime beaucoup...

Membre inconnu - posté le 06/12/2008 à 19h09
Désinscrit

Un autre très connu et magnifique :

Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits !

Pour un coeur qui s'ennuie

Ô le chant de la pluie.

C'est bien la pire peine

De ne pas savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon coeur a tant de peine

Verlaine

Terence - 42 ans - France métropolitaine - posté le 06/12/2008 à 21h00
Terence
Hors ligne

Friedrich Von Hardenberg, le plus célèbre des romantiques allemands du Sturm und Drang, inconsolable de la mort de sa bien-aimée Sophie Von Kühn, morte dans la fleur de l'âge - elle venait d'avoir 15 ans -, profondément croyant, écrivit les "Hymnes à la Nuit".

Ces Hymnes sont consacrés à Sophie, il y parle bcp de la mort - il SAIT qu'il retrouvera sa bien-aimée avec la mort, par la grâce de Dieu.

J'ai choisi, parmi ces Hymnes, un poème où il voulait évoquer Sophie - mais où il ne parle qu'essentiellement de son amour de Dieu.

"La pierre est soulevée,

Tous sont ressuscités -

Nous voici tous à Toi,

Délivrés de nos chaînes.

Devant la coupe d'or

L'amer souci s'apaise,

Quand cèdent terre et vie

Dans la dernière Cène.

Vers toi monte, Marie,

Les voeux de mille coeurs.

Dans l'ombre de la vie

Tu fus leur seul désir.

Pleins de mystique joie

Ils espèrent guérir -

Être Saint, presse-les

Contre ton coeur fidèle !

Ceux que l'âpre souffrance

De son feu consuma

Et qui fuirent le monde

Pour regarder à toi,

Ceux qui nous secoururent

A l'heure des tourments,

Près d'eux nous allons vivre,

Vivre éternellement.

Plus d'amants, coeurs pieux,

En pleurs auprès d'une tombe.

Nul ne se verra prendre

Son doux trésor d'amour.

La Nuit calme sa peine,

L'embrasant de ferveur

Et les Anges fidèles

Veilleront sur son coeur.

D'un pas sûr va la vie

Vers la vie éternelle.

La flamme intérieure

Illumine l'esprit.

Ruissellement d'étoiles

Ô vin d'or et de vie,

Nous goûterons ta sève,

Etoiles nous aussi !

L'amour est sans mesure,

Il n'y a plus d'adieu.

La pleine vie exulte

Comme une mer sans fin.

Une Nuit de délices,

Un poème éternel !

- Et tout notre soleil

C'est le visage de Dieu."

(Friedrich Von Hardenberg, 1799)

Terence / /

« Les seuls êtres réels sont ceux qui n'ont jamais existé. » (Oscar Wilde)

Lululucas - 33 ans - France métropolitaine - posté le 06/12/2008 à 22h06
Lululucas
Hors ligne

Alfred de Musset

J AI DIT A MON COEUR

J'ai dit à mon coeur, à mon faible coeur :

N'est-ce point assez d'aimer sa maîtresse ?

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,

C'est perdre en désirs le temps du bonheur ?

Il m'a répondu : Ce n'est point assez,

Ce n'est point assez d'aimer sa maîtresse ;

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse

Nous rend doux et chers les plaisirs passés ?

J'ai dit à mon coeur, à mon faible coeur :

N'est-ce point assez de tant de tristesse ?

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,

C'est à chaque pas trouver la douleur ?

Il m'a répondu : Ce n'est point assez

Ce n'est point assez de tant de tristesse ;

Et ne vois-tu pas que changer sans cesse

Nous rend doux et chers les chagrins passés ?

Tangila - 64 ans - France métropolitaine - posté le 06/12/2008 à 22h51
Tangila
Hors ligne

L’amour est mystère

Comme toute mer du monde entier

Comme les hauts-fonds de la passion

Et les profondeurs de l’amitié

Tantôt fait pour s’y plonger

Tantôt bon pour flotter

Pour que demain l’on puisse s’en souvenir

Si la mer a des épines

La plante qui fleuri de toutes les couleurs

En possède aussi

L’amour peut blesser

Mais l’amour peut aussi fleurir

Les rochers de la mer

Finissent en plages d’amour

Pour que demain l’on puisse s’en souvenir

L’amour comme la mer

A ses bons et mauvais jours

Si le vent est bon

Ce n’est que bonheur et mansuétude

Si le vent est mauvais

Prends soin de ton cœur

Pour que demain l’on puisse s’en souvenir

Amor et Mar (Adalberto Silva « Betu »)

Chanté par la diva du Cap Vert Césaria Evora la connaissez vous????

Tangila

Terence - 42 ans - France métropolitaine - posté le 07/12/2008 à 00h59
Terence
Hors ligne

==> Tangila

Lien vers "Saudade" de Cesaria Evora au bas de la page 4 du topic "Votre chanson préférée est sur Youtube ? Faites-la nous écouter..." :

http://www.penpal-tradition.net/members/forum/forum_sujet.php?page=3&nbr_results=49&id=620&idsalon=31#menu

La Capverdienne Cesaria Evora est en effet merveilleuse. Sa voix me donne des frissons. Et quel personnage !

Terence

« Les seuls êtres réels sont ceux qui n'ont jamais existé. » (Oscar Wilde)

Membre inconnu - posté le 07/12/2008 à 01h51
Désinscrit

Et bien moi, pas de recherche sur le net.. et au risque de paraitre 'fleur Bleue.."

le plus beau des poèmes d'amour c'est la vie que je vis avec mon chéri tous les jours, les ptits mots du matin et ceux pour s'endormir..

voilà !!

ok je sors..