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Marre de la Pluie

La langue française et la francophonie

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Xenonphile - 56 ans - Maroc - créé le 07/12/2008 à 21h15
Xenonphile
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Voilà, j'ai des amis qui ne partagent pas mon point de vue concernant la pratique du français dans les pays dits francophones, ils sont complètement désemparés par la rigueur de cette langue qui n'aime pas intégrer dans les dictionnaires certains mots issus de pays francophones, à part quelques mots qui généralement ont une connotation péjorative.

Qu'en pensez vous?

XENON

Meltho - 48 ans - France métropolitaine - posté le 08/12/2008 à 10h10
Meltho
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Bonjour Xenon,

Je n’arrive pas à comprendre ce que tu veux dire. Peux-tu donner des exemples. S’agit-il des mots d’une langue étrangère au français mais parlée dans un pays francophone comme le Bled ou la kasbah par exemple chez toi ? Ces mots sont dans le dictionnaire français.

Lors de ma récente visite au Maroc, j’ai remarqué, notamment auprès des chauffeurs des petits taxis que le français était parlé par ceux qui avaient plus de 40 ans mais beaucoup moins par les chauffeurs plus jeunes. Pense-tu qu’il y ait un rejet ?

Xenonphile - 56 ans - Maroc - posté le 08/12/2008 à 15h38
Xenonphile
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le dictionnaire de l'académie française n'admet que rarement les mots issus de pays francophones notamment des pays africains.

Cette discussion a été menée par des collègues venus du Sénégal. Ce dictionnaire n'a pas admis des mots comme ("essencerie" = station d'essence) et d'autres mots que je ne veux pas citer ici.

Bien sûr certains mots ont été rajoutés au dictionnaire mais ils ont tous une certaine connotation négative.

XENON

Meltho - 48 ans - France métropolitaine - posté le 08/12/2008 à 15h45
Meltho
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C'est vrai que le Bled ou la kasbah ont une connotation péjorative en France.

Pour les autres mots que tu ne veux pas citer, on peut continuer la conversation en privé si tu veux. Idem pour ma question sur un éventuel rejet de la langue française par les jeunes.

Meltho - 48 ans - France métropolitaine - posté le 08/12/2008 à 15h49
Meltho
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Je vois un sujet sur le forum intitulé "Hammam". Encore un mot d'origine arabe, mais sans aucune connotation péjorative cette fois !

Clio - 51 ans - Belgique - posté le 08/12/2008 à 16h05
Clio
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Le mot chouya, pour dire un peu, est entré dans la langue française, en tout cas celle parlée en Belgique, et ce, sans connotation négative, cher Xenon.

De même, nous disons aussi c'est kif-kif, quand on veut dire c'est la même chose, et toujours sans connotation négative.

Nous disons aussi un "bled perdu", pour dire "un trou perdu", un endroit loin de tout. Et sans connotation négative non plus ...

Par contre Moukhère est employé de façon nettement moins sympa, pour dire "femme, épouse ou maîtresse".

Metatron - 30 ans - France métropolitaine - posté le 08/12/2008 à 16h11
Metatron
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De manière assez étonnante ce n'est pas que l'académie française qui rejete de nouveaux mots francophones.

Au Québec la langue est un combat de tous les jours ( la faute à l'ouest canadien et aux Etats-Unis .... ) et il se trouve qu'il existe une académie qui s'occupe de trouver des traductions francophones pour tout mot qui n'en ont pas. Evidement elle gère beaucoup les termes informatiques : ainsi est-ce grâce à l'office de la langue française que le mot "courriel" a vue le jour, afin de remplacer "email" ou "mail"

Et pourtant, personne ne l'utilise !

Autre exemple : podcast. version québécoise : baladodifuseur.

.... donc que faire lorsque ni l'académie ni la population ne sent pas l'importance de diversifié la langue française. Bien qu'elle soit importante et présente, elle reste menacée par l'omniprésence de l'anglais.

En effet Meltho, les précédentes générations de plusieurs pays anciennement francophones parlent cette langue et pas la nouvelle.

Le Liban par exemple fut francophile. L'aristocratie, les intellectuels parlaient français et leurs enfants aussi mais aujourd'hui ils ont 40 ans ou + alors que les générations + jeunes refusent ou ne voient pas l'intérêt de parler la langue.

Il en va de même au Québec... et pourtant c'est un argument d'identité...

On observe le même phénomène en Irlande où le gaëlic fut la langue des ancêtres, les grands-parents des adolescents d'aujourd'hui parlent encore cette langue. Le pays étant bilingue anglais-gaëlic, le gaëlic est obligatoire à l'école mais la réaction des jeunes est la suivante : à quoi bon apprendre une langue que peu de gens parlent ?

L'anglais est international.

Les francophones ont la même réaction fasse à leur langue : elle est ancrée dans l'histoire alors ils ne voient pas l'intérêt de la faire vivre et évoluer et pourtant... on utilise des anglicismes tous les jours.

Metatron

Membre inconnu - posté le 08/12/2008 à 16h23
Désinscrit

Moi j'ai ce problème avec le néerlandais que j'ai toujours refusé catégoriquement d'apprendre bien que 2de langue nationale en Belgique. J'ai préféré apprendre l'anglais qui me donne bien plus d'ouvertures sur le monde ! Avec le néerlandais on ne peut aller très loin (flandre en Belgique et Hollande)

Quant aux mots inventés par l'Académie français ils font plus rire qu'autre chose...

En plus ils ne se cassent pas vraiment la tête ! Un CD-ROM (abréviation de Compact Disc - Read Only Memory : Disque compacte auquel on ne peut accéder qu'en lecture seule) ils vont le traduire par cédérom

Ca n'a plus aucun sens du coup ! Et en plus ça reste tiré de l'anglais ! Pourquoi ne pas inventer un mot bien français, de source latine ou grecque ? C'est vrai qu'on peut dire "disque compact" mais ce n'est pas assez généralisé pour être utilisé couramment. Dans le commerce on lit et entend CD-Rom donc on n'a pas l'habitude de dire "disque compact" ou d'écrire "cédérom"

Pour courriel ou pourriel c'est un peu n'importe quoi aussi, des mélanges de 2 mots (courrier et électronique ou courrier et pourri) pour e-mail et spam

Terence - 42 ans - France métropolitaine - posté le 10/12/2008 à 22h31
Terence
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C'est assez amusant, l'histoire de l'évolution d'une langue.

Le français - en-dehors de tous ses mots d'origine grecque ou latine - est fait de plein de mots d'origine étrangère... et pourtant il intégrera très difficilement des mots de ses propres patois, ou des ses régions.

Ainsi on ne trouve que très peu de mots bretons ou occitans, encore moins de mots alsaciens ou lorrains - lesquels sont plus proches de la langue germanique.

Pour ce qui est des mots d'origine arabe, y'en a qd même un sacré paquet adopté par l'Académie française. Et presque tous n'ont aucune connotation péjorative.

Par ex., on a les mots gazelle, baobab ou luth. Dans le langage courant, on a aussi, en effet, "un chouïa" (un peu), mais aussi "faire des salamalecs", et puis des mots comme caïd ou zénith, sans parler d'une expression que j'utilise beaucoup : avoir la baraka (la chance).

Rigolo à remarquer, c'est qu'on sait que les chiffres que nous utilisons viennent de l'arabe (auparavant on utilisait les chiffres romains), mais que le mot "chiffre" lui-même vient de l'arabe - il signifiait "zéro" !

Terence /

« Les seuls êtres réels sont ceux qui n'ont jamais existé. » (Oscar Wilde)

Jetdeau - 63 ans - Maroc - posté le 12/01/2009 à 21h07
Jetdeau
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bonjour

Vous avez constaté que les chaffeurss de taxi les plus âgés parlent plus en frnçais que les chaffeurs les plus jeunes. Si votre constat est vrai , cela signifie que la langue de Voltaire est en train de perdre du terrain au maroc , surtout la langue orale , car l'écrit continue à être largement utilisé à côté de l'arabe. En tant que prof de français, j'ai plutôt tendance à vous donner raison , vu les résultats en français . Toutefois je reste un peu sceptique car je sais que nos jeunes dès qu'ils sortent d'entre les murs du lycéee , is se débroullient pas mal , y compris sur le plan liguistique.Ils fournissent beaucoup d'efforts pour arriver( à parler bien les langues étrangères en particulier le français). Alors , il faut se garder de généraliser à partir de cas particuliers. Ceci dit, votre remrque estinréressante .Elle suscite la réflexion.

jetdeau