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Marre de la Pluie

Une jolie histoire :)

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Gabriel - 38 ans - Belgique - créé le 04/04/2009 à 17h20
Gabriel
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Lisez cette belle histoire de la petite Imelda, cela donne la chair de poule ! :)

C'était en l'année 1331.

"Entrez!", répondit la Mère Supérieure du couvent des Sœurs Dominicaines à la personne qui avait discrètement cogné à la porte.

La grande porte médiévale s'ouvrit solennellement en grinçant doucement et la Soeur portière eut alors un air à la fois ennuyé et amusé.

"Eh! Elle est encore de retour, ma Révérende Mère."

"La petite Imelda Lambertini ?"

"Oui. Elle supplie de nouveau qu'on l'admette au couvent. Je dois reconnaître que cela devient difficile de résister à ces grands yeux innocents, si émouvants, qui implorent avec tant de sérieux."

"Mais ma Sœur, elle n'a que neuf ans! En cette ville de Bologne, ou n'importe où en Italie, d'ailleurs, a-t-on jamais vu une chose pareille? Une religieuse de neuf ans ? Si nous devions la recevoir...mais comment le pourrions-nous ? De toute façon, elle s'ennuierait de chez elle dans trois jours... Bon! laissez-moi la voir."

La Révérende Mère se leva et marcha dans le long corridor voûté avec la sœur portière pour se rendre à la salle de réception. En y entrant, une fillette se leva respectueusement.

Elle était une belle petite fille, et admirablement bien vêtue.

Imelda Lambertini appartenait à une famille de la haute noblesse de Bologne, en Italie. Son père était le comte Egano Lambertini. Ses parents étaient très pieux et aimaient leur fille plus que n'importe quoi en ce monde. Cependant, ils avaient toujours remarqué que Imelda, même si elle le leur rendait bien en les aimant de tout son cœur, ne semblait pas faite pour ce monde.

Souvent, quand sa mère s'inquiétait de son absence, elle finissait par la trouver dans un coin reculé de leur splendide propriété, à genoux et profondément plongée dans la prière. Sa mère devait l'appeler par son nom à plusieurs reprises pour qu'elle réponde enfin, comme si elle paraissait sortir d'un profond sommeil.

Chaque fois que quelqu'un parlait de Dieu, ses yeux s'illuminaient et elle écoutait alors avec grande attention. Et comme ses parents l'avaient bien souvent remarqué, quand on parlait de Jésus dans le Saint Sacrement, son visage se transfigurait presque.

"Oh! Maman, implorait-elle, quand vais-je pouvoir faire ma première communion ? Quand vais-je pouvoir recevoir Jésus dans mon cœur ?"

Madame Lambertini lui répondit: "Imelda, tu devras attendre d'avoir douze ans, car l'Église ne permet pas aux enfants de communier avant cela."

Et il en était bien ainsi à l'époque.

Pour Imelda, l'attente semblait interminable! Puisque toutes les autorités terrestres l'empêchaient de faire sa première communion, la fillette se mit à supplier son Jésus bien-aimé de venir à elle le plus tôt possible. Son âme ressentait profondément qu'elle pouvait faire quelque chose en ce sens !

Dans l'intervalle, elle aurait bien voulu faire comme les Sœurs dominicaines du Monastère de Santa Maria Magdalena que ses parents visitaient fréquemment. "Ah ! Si je pouvais demeurer dans la même maison que Jésus !", pensait-elle. "Quel bonheur ce serait !"

Or il advint un jour qu'elle pensa avoir trouvé une solution à son problème. "Pourquoi n'irais-je pas frapper au couvent et demander à être reçue comme novice ? Si je ne peux pas encore Le recevoir, du moins je pourrai rester dans la même maison que Lui et Le servir jour et nuit."

Pour la jeune enfant embrasée d'amour pour son Seigneur, ce dessein était la simplicité même. Elle marcha tout simplement jusqu'au couvent des Dominicaines et frappa. "Ma Sœur, voudriez-vous demander à la Révérende Mère si je pourrais demeurer ici et être une religieuse ?"

"Imelda, ici, nous sommes toutes des religieuses qui ont prononcé leurs vœux. Un jour, tu te joindras probablement à nous, et nous serions heureuses alors de t'avoir avec nous, mais tu dois attendre encore quelques années. Tu as de si bons parents et une si belle maison, mon enfant. N'y es-tu donc pas heureuse ?"

"Oh oui, ma Sœur, très heureuse, mais ici vous avez notre Seigneur !"

"Mais notre vie est très dure. Nous travaillons et prions beaucoup, et même, nous nous levons au milieu de la nuit pour réciter l'Office."

"Oh. ma Sœur, cela ne me ferait rien du tout. Je serai obéissante et heureuse de faire tout ce qu'on me dira. Je vous en prie, ma Sœur !"

Il va sans dire que la réaction de la Mère Supérieure était bien prévisible. Même si, comme toujours, elle voulait être bien bonne envers Imelda, elle devait néanmoins se résoudre à la renvoyer chez elle. Mais Imelda insistait.

Ce jour-là, pourtant, comme la Révérende Mère Supérieure regardait l'enfant qui se tenait debout dans le parloir et qui la regardait d'un air suppliant, sa bonne âme en fut touchée. "Tant d'insistance chez quelqu'un de si jeune, pensa-t-elle en elle-même, je pressens le doigt de Dieu ici. Peut-être bien que je devrais lui permettre d'essayer."

A la grande joie d'Imelda, la Mère Supérieure ne la renvoya pas cette fois-ci et conversa longuement avec elle. Puis elle lui dit que si ses parents en donnaient la permission, elle pourrait être reçue au couvent pour une période d'essai.

Ses bons parents s'en attristèrent mais ne s'en étonnèrent pas. Du fond du cœur, ils ressentaient bien que quelque chose d'extraordinaire arriverait à leur enfant. Cela venait de se produire. Dieu la leur demandait bien tôt, et ils la lui donnèrent comme saint Joachim et sainte Arme qui, un jour, avaient donné au Temple leur fillette de trois ans, si jeune encore, la sainte Marie.

Au couvent, la petite Imelda était comme un poisson dans l'eau. Elle aimait le silence, les longs corridors de marbres avec leurs belles voûtes, les habits blancs et noirs des religieuses, les cantiques, la prière, le travail. Mais par-dessus tout, elle aimait le Tabernacle Elle était enfin sous le même toit que son cher Jésus. Chaque fois que la règle monacale le permettait, elle était agenouillée dans le chœur de la chapelle du couvent, ses grands yeux fixés sur le Tabernacle.

Dans la vie de la communauté, elle était comme un rayon de soleil parmi les nombreuses sœurs adultes. Elles se réjouissaient de l'avoir en leur compagnie, mais la Mère Supérieure les avait prévenues sévèrement de ne pas la gâter. Aussi, en raison de son jeune âge, la Révérende Mère ne voulut pas qu'Imelda participe à tous les actes de la communauté, et encore moins de se lever au milieu de la nuit pour l'Office.

Mais Imelda suppliait qu'on lui permette de tout faire. Alors on ne l'empêcha plus. Ainsi, au milieu de la nuit, les anges qui habitaient ces saints corridors ont certainement dû regarder fixement, émerveillés, la longue file de religieuses en robes blanches, suivie d'une toute petite figure blanche, marchant en silence pour aller réciter les matines.

Deux années s'écoulèrent ainsi. Imelda avait maintenant onze ans.

Dans sa vie de couventine, une seule chose l'attristait. Elle ne pouvait pas encore recevoir notre Seigneur dans le Sainte Communion. En regardant communier les sœurs, son âme brûlait du désir de faire comme elles. De temps à autre, elle ne pouvait retenir ses larmes. Alors elle se mit à implorer ardemment le Ciel d'avoir pitié d'elle et de lui permettre de communier, d'une façon ou d'une autre...

Un jour que les religieuses sortaient en file du chœur, après la Sainte Messe, la dernière de la file se retourna pour regarder la petite figure blanche, encore agenouillée en prière. Imelda restait habituellement plus longtemps, immobile et toute absorbée dans la prière. La communauté s'y était habituée, la laissant faire. Ce fut quasi machinalement que la dernière Soeur se retourna alors pour la regarder un moment et s'émerveiller de cette si étonnante piété eucharistique.

Mais cette fois, la sœur respectueuse se raidit soudainement, figée au plancher. La fillette était agenouillée, la tête penchée comme à l'accoutumée, mais il y avait, suspendue en l'air au-dessus d'elle, une hostie blanche luisant dans une douce lumière !

"Vite, Révérende Mère, revenez! Venez voir!" La communauté tout entière revint précipitamment dans le chœur et, à la vue de cet incroyable spectacle, se mit à genoux.

La Mère Supérieure avait compris. Il ne faisait aucun doute que le Créateur et Seigneur de toutes choses désirait s'unir à cet enfant de onze ans.

Elle appela l'aumônier, qui s'approcha respectueusement avec une patène dorée. Dès qu'il fut près de la fillette agenouillée, l'hostie descendit vers la patène et s'y posa !

Imelda, qui était demeurée entre-temps la tête penchée et les yeux fermés, comme étrangère à tout, releva lentement son visage radieux et ouvrit la bouche. Prenant l'hostie, le Père aumônier lui donna sa première communion. Elle courba de nouveau la tête et resta immobile.

Après un certain temps, la Mère Supérieure s'approcha d'elle. Imelda, mon enfant, c'est le moment de s'en aller maintenant."

Imelda ne répondit pas.

La Mère Supérieure lui parla de nouveau, mais là encore, il n'y eut pas de réponse. Prenant doucement Imelda par les épaules, la bonne religieuse essaya de l'inciter à se lever, mais Imelda tomba dans ses bras. Son visage gardait l'expression d'une béatitude indicible.

Imelda avait dit un jour: "Je ne sais pas comment on peut recevoir notre Seigneur sans mourir." Et voilà qu'elle L'avait reçu et que son petit cœur brûlant d'amour n'avait pas pu supporter cette première rencontre avec Jésus eucharistique. Elle s'en était allée avec Lui.

Le petit corps incorruptible d'Imelda repose dans un beau reliquaire, dans l'église de saint Sigismondo, à Bologne. La lumineuse expression de béatitude extatique de son beau visage semble dire: "Mon Jésus, c'est ma plus grande récompense."

Le Pape saint Pie X permit aux enfants de recevoir la Sainte Communion dès l'âge de raison et proclama Imelda Lambertini patronne des premiers communiants.

http://maranatha.mmic.net/histoires.html

Gabriel - 38 ans - Belgique - posté le 07/04/2009 à 12h09
Gabriel
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Membre inconnu - posté le 07/04/2009 à 14h22
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c'est une très jolie histoire et la foi de cette petite fille etait si grande.c'est un texte très émouvant.

Didie97460 - 20 ans - France d'outre-mer - posté le 11/07/2011 à 10h41
Didie97460
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si tte les petites filles étaient comme elle. mais bon aujourd'hui c'est très peu probable. Dmg !

Didie