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Marre de la Pluie

L?instabilité des sentiments - Page 2

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Tangila - 64 ans - France métropolitaine - créé le 25/11/2008 à 17h20
Tangila
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L’instabilité des sentiments chez l’être humain est désastreuse. Nos sentiments nous jouent parfois des tours, on ne les domine pas, et ils nous dominent souvent franchement; en réalité, ce sont eux, qui, au gré des circonstances, des événements, des rencontres, nous dictent notre manière d’être !

Qu'en pensez vous? êtes vous capable de dominer vos sentiments en toutes circonstances? comment faites vous?

Avez vous subi de la part d'un être cher l'instabilité des sentiments? Qu'est elle devenue votre relation?

Tangila

Metatron - 31 ans - France métropolitaine - posté le 27/11/2008 à 16h47
Metatron
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Qu'appelez-vous instabilitées de sentiments ?

De ceux qui ne savent ce qu'ils veulent ?

De ceux qui ont peur ?

De ceux qui découvrent qu'ils aiment tout et rien à la fois ?

De ceux qui se laissent envahir par l'amour ?

Qu'est-ce que l'instabilité émotionnelle ?

Ca ressemble à un pléonasme : aucune émotion est stable. C'est l'impression que nous avons. L'amour, la colère, toussa toussa...

mais qu'en est-il vraiment ? Par combien d'émotion passez-vous dans une journée ?

Moi je ne compte plus.

Entre la plénitude ( merci Steve !! merci iPod d'amuuuur ! ), la colère ( non mais il va se bouger pour laisser la place à cette dame où je le bouge ?? ) et la tristesse ( damned !! pouquoi ai-je laisser la monnaie à la maison ! voilà, quelqu'un en a besoin et je l'ai pas !! bravo !! bien joué callahan ! )

l'indifférence, etc... je ne vais pas tout nommer quand même.

Mais pendant que je crois être en colère, le suis-je vraiment ? Pas très longtemps puisqu'une fois l'action terminée, je passerai à autre chose.

Alors ? Suis-je instable ? ( comment ça oui-mais-toi-c'est-autre-chose ??? )

J'ai toujours aimé les psy quant à cette question d'émotion. Nous réagissons comme des animaux réagissent. Chez eux on appel ça l'instant. Mais basiquement, lorsqu'on explique cela à un enfant on lui dit quand même : le chien est content, il joue de la queue. Le chat n'est pas content, il joue de la queue.

Bah, que je sache "être content" n'est pas "instinctif" c'est une émotion.

Oui, les émotions nous joue des tours, c'est là que les Anglais ont compris l'histoire.

Dans leur code de conduite, il faut être flegmatique ! Savoir se contrôler c'est le must.

Seul les sentiments nobles doivent être spontané ( sauver une dame, il y a autre chose ? ah oui sauver l'honneur ! )

Pour le reste : sefl-control please !

Mais, il existe différent peuple et différent type. Nous latin, sommes sanguin ( on est tous du Sud ... viiii allez on se rappel nos cours.... )

Par conséquent il est dans notre nature d'être spontané : pas content je le dis, content c'est le même prix.

On parle avec moulte gesticulation, et verbalement c'est pareil : intonation et exagération ( il était comme CÂ le poisson je te dis !!! siiiiiii !!!!!!!!! )

Ensuite, oui Terence a raison d'un coté : nous avons notre libre-arbitre. On cède à nos sentiments ou non. Nous avons tous un comportement qui nous incline ou non à le faire. On aime ou on n'aime pas les gens expressifs, les nerveux, les colériques, etc...

En quoi cela pose-t-il problème ? En quoi est-ce que ça nous joue des tours ?

Evidement je ne parle pas sur un domain professionnel ( pas sur que le boss apprécie la blague salace au tel avec le client.... ou le coup d'éclat contre la photocopieuse.... ) mais entre personne, est-ce parce que cette même explosion de sentiment qui nous envoie dans tout les sens comme des particules contre le mur de Plank nous rend encore plus sensible ? Mais alors pourquoi ? Nous savons bien que nous nous emportons, que nous exagerons parfois. Alors pourquoi avoir une sensibilité encore plus accrue que la dose d'émotion ?

Pour nous rappeler que nous sommes vivant ?

Alors pourquoi en avoir peur ?

Parce que cela blesse ?

Pourquoi est-ce que ça blesse ?

Pourquoi avoir peur de sa propre nature ?

( et là j'exprime une opinion personnelle : il n'y a que les anglais pour avoir peur de leur propre nature, pour ça ils sont devenu flegmatique -> bonjour le résultat ! oO )

Metatron

Tangila - 64 ans - France métropolitaine - posté le 27/11/2008 à 22h26
Tangila
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Je pense pourtant avoir été claire dans ma question: L'instabilité des sentiments et non des émotions. Je fais une différence entre émotion et sentiments car je les vis différement. Voici comment ces deux comparses agissent en moi:

Une émotion: est plus quelque chose de physique, de physiologique (elle se manifeste par des larmes, des battements de coeur etc.) c'est ce que l'on a besoin d'exprimer et d'ailleurs après ça souvent ça nous creuse, ça nous fatigue. L'émotions c'est "JE"

Les sentiments: ce que l'on ressent de fort en certaines circonstances (contrairement aux passions qui sont dirigées vers qqch/qqn d'autre et qui sont relativement plus stables, mais non moins démesurées), et qui se dirige vers nous (je ressens, je suis récepteur. Quand on exprime un sentiment cela souvent nous allège contrairement à l'émotion comme je l'ai dit plus haut.

Le sentiment c'est "l'Autre"

Ceci étant dit je comprends que Metraton veuille aborder l'instabilité positive, intéressant le contrario... Votre goût pour une certaine instabilité vous conduit à avoir plusieurs fers au feu en permanence ; votre table de nuit est encombrée de plusieurs livres commencés, et que vous lisez au gré de votre tendance du moment ! Professionnellement, vous n’arrivez pas à vous fixer, mais cela vous convient parfaitement. Vous avez besoin en permanence de nouveaux défis, de nouveaux horizons, de nouveaux amis, de nouvelles aventures...

"J’essaie de ne pas vivre en contradiction avec les idées que je ne défends pas."

Extrait des Fonds de tiroir

Tangila

Chrisline - 50 ans - France métropolitaine - posté le 10/12/2008 à 18h08
Chrisline
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Térence, il est dommage d'être tourmenté comme cela. j'ai lu plusieurs de tes articles et tu ne donnes pas cette impression.les sentiments envers autrui peuvent changer a tous moment c un événement, une période, il y a toujours un élément déclencheur qui fait que l'on se dirige vers une autre personne. et on a droit a l'erreur et c pas a cause de cela que la vie s'arrête.la vie est faite comme cela de haut et de bas et les erreurs permettent d'avancer et surtout de se remettre en cause. on est blessé mais la plaie finit toujours par cicatriser plus ou moins vite cela dépend du tempérament de la personne.et quand la plaie ne se referme pas en entier on finit par vivre avec avec des moments difficiles mais la vie continue. il ne faut pas se renfermer et je trouve que penpal est une bonne idée pour s'ouvrir aux autres. depuis que j'ai découvert penpal je découvre plein de choses intéressantes surtout l'amitié moi qui vivait famille, boulot, dodo. maintenant je me suis découvert un nouvel univers et surtout de nouveaux sentiments.voilà pour moi la description des sentiments qui évoluent en bien ou en mal mais la vie continue et pour moi le changement se fera bientôt donc on aura encore a débattre sur ce sujet. car je suis dans un tournant de ma vie qui a été réfléchi depuis un certain moment et je me sens prête a changer 2009 l'an neuf tel est ma devise. Chrisline

Terence - 42 ans - France métropolitaine - posté le 10/12/2008 à 23h31
Terence
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Mouarf, Chrisline ,

Qui a dit que j'étais tourmenté ? Nan nan, je contrôle. C'est d'ailleurs à la fois une force et une faiblesse, cette capacité permanente de contrôle. Je voudrais parfois ne rien contrôler : l'attrait des émotions vertigineuses...

L'abîme... La fascination de l'abîme ne fait pas de moi un être tourmenté.

Je pense souvent à ce mot de Victor Hugo : "Celui qui médite vit dans l'obscurité. Celui qui ne médite pas vit dans l'aveuglement. Nous n'avons que le choix du noir."

Sublime. je crois qu'il a écrit ça dans une lettre à Juliette Drouet. Bon, j'ai pas vérifié. Peu importe. Mais il est vrai que l'amour a pour moi qqc de vertigineux. On dit souvent : "Noir comme l'amour". pourquoi ? Parce que le romantisme n'a rien de gnangnan, c'est tout le contraire : Lord Byron, l'un des plus grands de la littérature, écrivait dans son "Manfred" :

"I loved her, and destroyed her."

L'amour a qqc de fou et c'est ce qui en fait le sublime. Eprouver une telle émotion pour qqn... Vous connaissez, vous, une autre émotion qui vous donne cette sensation extrême de toucher à l'ultime, à l'absolu, à l'infini ? Cet inouï vertige de l'amour (oui, comme dans la chanson ), ces étreintes qui vous mettent en pâmoison.

Metatron, dans son post, demande : "Pourquoi devrions-nous nous méfier de notre nature ?" Eh bien, justement, parce que notre nature recherche qqc d'inaccessible - qu'on peut appeler l'amour, ou la fusion avec autrui. Pourquoi cherchons-nous à la fois notre double et notre complément ?

Allez ! Encore une disserte à faire. Pour celle-ci, vous avez 24 heures pour écrire dix lignes sur le sujet. Le premier qui m'en sort dix lignes ouvre demain le topic !!!

Pour en finir avec "l'amour impossible", ces sublimes vers de Baudelaire :

"Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne,

Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,

Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis,

Et que tu me parais, ornement de mes nuits,

Plus ironiquement accumuler les lieues

Qui séparent mes bras des immensités bleues."

Terence /

« Les seuls êtres réels sont ceux qui n'ont jamais existé. » (Oscar Wilde)

Tangila - 64 ans - France métropolitaine - posté le 11/12/2008 à 00h06
Tangila
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J'ai enfin pu surfer sur les sites que tu as proposé Terence, mais sincèrement mise à part un intérêt certain de ces sites sur pleins de domaines (notamment le cœur des enfants, magnifique!) je ne vois pas le rapport avec le thème en question "l'instabilité des sentiments", j'ai peut être pas tout comprit ! je veux bien me remettre en question...mais je ne vois pas en quoi Paulo Coelho que je connais bien pour avoir lu pratiquement tout ses livres dans sa langue originale le brésilien, serait une référence en matière d'instabilité des sentiments. Dans presque tous ses livres il évoque d'une manière récurrente la quête de l’amour, de la femme éternelle, du pèlerinage, de la recherche de soi, de la spiritualité, des origines de la croyance, de la solitude, de la liberté... C’est d’ailleurs après avoir lu » Le chemin de Compostelle » que j’ai décidé de prendre mon bâton de pèlerin, le sac à dos et partir sur ce chemin mythique. Quelle extraordinaire expérience…

Quant à Jean Paul Bourre merci de me l'avoir fait découvrir à travers son site, je l’ai perçu comme quelqu'un de nostalgique des années passées se refusant d'intégrer le monde moderne et ne voulant pas trop grandir. Remarque, sur ce dernier point je le comprends car j'essaye moi aussi de garder mon petit côté enfant pour vivre certaines situations de la vie avec insouciance, spontanéité, légèreté et amusement.

Peux-tu centrer le sujet en faisant le lien avec tes propositions? Cela m'intéresse vraiment.

Désolée pour le retard de ma réponse

Merci

TTT= very Kind indeed !

Tangila

Membre inconnu - posté le 11/12/2008 à 10h30
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Chère Yangila,

En parlant d'instabilité de sentiments, je me sens concernée, car hyper émotive et "trop" sensible et fragile car j'attends souvent beaucoup des autres et souvent je suis déçue parce que je donne plus que je ne reçois... Il m'est souvent arrivé d'avoir des émotions très fortes pour une personne et puis subitement de sentir un déclin inexpliqué, sans doute encore cette fameuse idéalisation de l'être que je connais à peine et qui une fois dévoilé ne correspond plus du tout à mes attentes...

Cette attitude est relativement égoïste je l'avoue, mais c'est plus fort que moi! Je pars toujours de bons "sentiments" en essayant de faire plaisir, d'être parfaite, et puis avec le temps, peut être une lassitude, un ennui. Beaucoup de couples connaissent ce genre de situation, l'habitude, l'ennui, l'indifférence, et l'instabilité à ce moment là résulte d'un manque de changements pour moi, de la perte du renouveau et de la surprise...

Le caractère de l'individu entre en jeu également, et personnellemement, il y a tant de personnes hypocrites ou qui portent un masque que nous percevons leur comportemement comme une instabilité mais il n'en n'est rien, ces personnes montrent un jour leur "vrais" sentiments, on peut les percevoir comme une tromperie ou une blessure, mais parfois ces personnes n'agissent pas de façon intentionnelles, seulement par "habitude".

Bien à toi

Françoise

Tangila - 64 ans - France métropolitaine - posté le 11/12/2008 à 23h08
Tangila
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Olà Ombrelle, d'abord je voulais te dire ma joie de te lire sur ce topic, ensuite touchée par ton témoignage ouvert et honnête. Je t'en remercie car cela m'apporte un autre versant sur ce sujet qui me tient à cœur, raison pour laquelle j'en ai été l'auteur.

Tu dis: "sentir un déclin inexpliqué, sans doute encore cette fameuse idéalisation de l'être que je connais à peine et qui une fois dévoilé ne correspond plus du tout à mes attentes..."

Quoi de plus normal puisque entre deux être qui se rencontre il faut bien un temps pour se connaitre ce qui explique par exemple: l'institution du temps des fiançailles la rupture étant aussi possible.

Ensuite tu poursuis: "Cette attitude est relativement égoïste je l'avoue, mais c'est plus fort que moi! Je pars toujours de bons "sentiments" en essayant de faire plaisir, d'être parfaite, et puis avec le temps, peut être une lassitude, un ennui".

Cette partie me fait penser à la personnalité de Don Giovanni "le parfait séducteur", simplement lui était heureux de l'être, toi j'en suis pas sure...

Quant au rôle qui peut jouer la personnalité de l'individu dans l'instabilité des sentiments, je suis d'accord avec toi mais j'ajouterai que parfois cela relève d'un trouble de la personnalité faisant que la relation à l'autre alterne entre des positions d'idéalisation et de dévalorisation donnant ainsi l'instabilité affective, sentiment de vide, d'ennui et d'angoisse. Ces personnes sont d'ailleurs souvent bien adaptés socialement comme tu le dis "ils agissent par habitude".

Il est évident que pour Don Giovanni l'instabilité de ses sentiments ont permit la réalisation de tous ses désirs...le débat reste à faire!

Amicalement stable

Tangila

Tangila

Anne03 - 66 ans - France métropolitaine - posté le 31/12/2012 à 14h47
Anne03
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Je crois à l'opposé de toi, Terence, que notre liberté est infime : nous sommes ce que nous sommes parce que nous avons recueilli une certaine succession germinale, ensuite parce que nous connûmes toutes les circonstances de notre vie. Celui qui nie le déterminisme biologique ignore-t-il donc que certains actes sont aussi interdits à certains hommes que d'avoir les yeux bruns ou le nez plat s'ils n'en n'ont pas reçu les conditions germinales ? Suppose-t-il qu'étant organiquement le même on puisse agir différemment ? Pour sauver la notion de responsabilité individuelle, il faudrait aller, jusqu'à admettre qu'on soit responsable de ses chromosomes.

Pour moi, l'acte dit volontaire se réduit à une intégrale de réflexes, et sans doute l'homme qui réfléchit, qui calcule, qui délibère, n'est-il pas moins assujetti dans la dernière des ses démarches que la chenille qui rampe vers la lumière ou que le chien qui répond, par un flux de salive, au coup de sifflet de l'expérimentateur. Les plus graves décisions morales m'apparaissent comme de purs effets de stimulations diverses, et quand il croit se conformer librement aux impératifs qu'il croit s'être choisis, il'homme n'est qu'un automate qui s'agite... ( J'arrête faute de place ! )

Membre inconnu - posté le 05/01/2013 à 15h24
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Bonjour Anne,

A vous lire l'homme n'est qu'une marionnette soumise à ses instincts et incapable de se maîtriser encore moins d'écouter sa conscience et de choisir librement de l'écouter ou non ?

Bien sur nous avons de nombreux conditionnement du fait de la société dans laquelle nous vivons, de l'éducation reçue. Mais rien n'est jamais déterminé tout peut évoluer suivant les choix que nous faisons. Il suffit d'un peu de discernement pour savoir ce qui est bien ou mal et d'agir en conséquent, là se trouve d'ailleurs notre dignité contrairement aux animaux soumis aux lois de la nature (le plus fort contre le plus faible) et à leurs instincts. L'homme a la faculté de vivre comme un animal ou selon une tout autre logique, celle de la grâce. Nous sommes réellement libres une fois que nous acceptons de ne pas être juste le fruit de l'évolution mais des êtres doués d'intelligence et de raison.